FAQ

Q: Puis-je encore utiliser des catégories de risques ?

A : Non. Pour la construction générale de machines, on parle actuellement essentiellement de PL, c’est-à-dire de Performance Level (niveau de performance) La norme EN-ISO13849-1 indique la façon dont le niveau PL doit être déterminé.

Q: Quelle directive machines s’applique ?

A : La directive machines portant le numéro 2006/42/CE est actuellement d’application.

 

Q: Existe-t-il des obligations contre toute manipulation intempestive de systèmes de sécurité ?

A : La norme EN-ISO14119 est une nouvelle norme harmonisée comportant des mesures contre toute manipulation. En outre, elle reprend également diverses recommandations techniques concernant le choix des composants de sécurité.

 

Q: Quels types de capteurs sont les plus appropriés pour les niveaux de sécurité les plus élevés, à savoir PLd et PLe ?

A : Tous les capteurs codés à transpondeur sont d’emblée appropriés pour le niveau PLe. Il en va également de même pour la plupart des rideaux lumineux. Les appareils basés sur la réflexion, par exemple les scanners à laser, atteignent ne dépassent pas le niveau PLd. Les capteurs électromagnétiques permettent même d’atteindre le niveau PLe mais, dans ce cas, il faut en utiliser deux par accès.

 

Q: Qu’entend-on par norme harmonisée?

A : Il s’agit d’une norme associée à la directive machines de sorte telle que son application est obligatoire. Le serveur web de l’Europe reprend une liste tenue à jour des normes harmonisées.

 

Q: Faut-il utiliser deux capteurs par porte d’accès pour des niveaux de risques élevés (PLd ou PLe) ?

A : Si, avec une chaîne de composants de sécurité, vous ne dépassez pas PLc mais que vous devez malgré tout atteindre PLd, vous pouvez exclusivement le faire en déclarant « exclusion de défaut ». Des preuves techniques écrites et une reprise de responsabilités selon la norme EN-ISO13849-2 sont, dans ce cas, nécessaires. Il faut se demander si cela est souhaitable. Il est interdit d’atteindre un niveau requis de PLe à partir d’une solution PLc. Cela est mentionné dans les normes EN-ISO13849-1 et EN-ISO14119.

 

Q: Existe-t-il des règles concernant le court-circuitage de fonctions de sécurité ?

A : Les fonctions de sécurité peuvent uniquement être court-circuitées dans des conditions strictes, par exemple l’utilisation de modes d’exploitation en option, éventuellement avec muting. Une condition peut être que l’on emporte un bouton d’homme mort dans la zone dangereuse. En outre, il peut uniquement être question de mouvements/vitesses simples et évitables.

 

Q: Quel est le niveau de sécurité de tapis et d’encadrements ?

A : Généralement, les tapis et encadrements de sécurité sont basés sur l’établissement d’un contact plutôt que sur une rupture. Cet appareil vous permet d’atteindre le niveau PLd.

 

Q: Comment surveille-t-on un tapis de sécurité ?

A : Il est possible de le faire à l’aide d’un module spécial sur lequel sont raccordés le tapis de même qu’une résistance de fermeture de 8kOhm. Si l’on ne se tient pas debout sur le tapis, le module mesure 8 kOhm. Si l’on se tient sur le tapis, le module mesure quasiment 0 Ohm et déconnecte la machine raccordée au tapis. En cas de court-circuit, il se crée également 0 Ohm et la machine s’arrête. En cas d’interruption, la résistance est tout à coup infiniment élevée et le module déconnecte la machine.

 

Q: Un robot doit-il toujours être entouré d’une clôture ou d’une protection ?

A : Normalement, si un robot est connecté en mode automatique, une protection doit toujours être présente. D’une part, pour empêcher des personnes de s’approcher du robot et, d’autre part, pour éviter d’éventuels dangers inhérents au système de robot (expulsion d’un produit du grappin pneumatique). Dans certains cas spécifiques, des exceptions sont possibles. Elles dépendent de l’analyse des risques.

 

Q: Si un robot est uniquement déplacé à faible vitesse, une protection est-elle également nécessaire ?

A : Oui, on peut uniquement renoncer à une protection si le robot est déplacé à faible vitesse et si l’opérateur doit appuyer sur un bouton d’homme mort pour autoriser le déplacement. Cette possibilité doit exister pour, par exemple, pouvoir programmer le robot mais elle s’utilise rarement dans un environnement de production.

 

Q: Une interaction est-elle possible entre un robot et un opérateur sans que le robot doive être éteint à l’aide d’un hardware ?

A : C’est possible moyennant utilisation de ce que l’on appelle des « Saferobots ». Ces robots sont dotés de dispositifs spéciaux qui permettent de saisir le robot par la main et de l’ « accompagner » ou de remettre un produit au robot sans le déconnecter à l’aide d’un hardware.

 

Q: En cas d’utilisation d’un robot, faut-il toujours appliquer une solution de sécurité PLe ?

A : Non, l’analyse des risques doit le déterminer. Généralement, des installations de robots sont exécutées de manière parfaitement sûre en PLd.

 

Q: Un robot peut-il être démarré « à distance ? » ?

A : Non. Hormis si des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises à ce propos, une installation ne peut pas être démarrée sans que l’opérateur ait pu s’assurer que des situations dangereuses ne risquent pas de se produire. (Enfermement d’une personne au sein de l’installation).

 

Q: Quels signaux existe-t-il pour lire des capteurs de sécurité?

A : Un signal 24V continu en fonction duquel la machine s’arrête lorsque le signal n’est plus donné. En cas de redondance, deux contacts sont utilisés ; 1 contact dans le circuit 24V et 1 contact dans le circuit 0V. Il peut également être question de deux canaux 24V identiques. Ici, de petites impulsions assurent la diversité. Il arrive également que l’on parle de signaux d’horloge. Ceux-ci s’utilisent essentiellement là où des capteurs de sécurité sont raccordés à des commandes de sécurité.

 

Q: Qui surveille le câble quant au risque de court-circuit, la commande ou le capteur ?

A : Si l’on a affaire à des capteurs à la pointe du progrès, c’est le capteur qui s’en charge et la commande ne peut justement pas le faire. Dans le cas de capteurs électromagnétiques, avec contacts exempts de potentiel, cette tâche incombe à la commande ; Dans ce dernier cas, la commande doit préalablement proposer des signaux d’horloge aux contacts présents dans le capteur de sécurité.

 

Q: Puis-je protéger toutes les portes sur la base d’un niveau PLe sans procéder à une analyse des risques ?

A : La directive machine actuelle stipule que l’on est dans l’obligation de toujours exécuter une analyse des risques. Elle permet d’éviter d’omettre certaines choses.

 

Q: La sécurité des machines est-elle toujours onéreuse et fastidieuse et incite-t-elle dès lors à manipuler ?

A : Non, des solutions intelligentes permettent souvent de trouver une solution facile à mettre en œuvre et qui permet également de faire des économies. Et, en suivant les recommandations de la norme EN-ISO14119, les manipulations peuvent être bannies. La condition est qu’il ne faut pas uniquement se contenter de suivre les règles mais qu’il faut également les interpréter de façon créative. À cet effet, partager ses connaissances est une contribution appréciable.

 

Q: Puis-je mettre l’accent sur les risques à l’aide de pictogrammes ?

A : Oui, mais uniquement en fin de procédure. Il faut avant toute chose respecter les obligations légales découlant de la directive machines et endiguer tous les risques. Le risque résiduel doit être protégé à l’aide de solutions techniques. Ce n’est qu’en tout dernier lieu qu’il est permis d’appliquer des avertissements sur une machine sous la forme de pictogrammes.

 

 

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